Ces trois pièces, pour contralto, chœur, orgue et orchestre comptent parmi les belles inspirations religieuses de Mendelssohn. Elles furent achevées le 12 décembre 1840 et publiées par Simrock en mai 1841. Il s’agit en réalité de trois « Anthems » composés, selon le modèle britannique, sur une libre adaptation du Psaume 13 due à un mélomane londonien, C. Broadley. Le compositeur écrivait, le 20 décembre 1840, avoir peiné pour retrouver « le ton de l’Anthem anglais ».
1. « Lass, o Herr, mich hülfe finden“ (andante en mi bémol majeur, à 6/8) : une noble mélodie partagée entre solo et choeur. Cette page est surtout remarquable par la justesse de l’expression, en particulier sur les paroles « schwach und hülflos soll ich trauern… », soulignées par une suite de septièmes enchaînées et une cadence en ut mineur.
2. La prière « Deines Kind’s Gebet » est traitée comme un simple choral de seize mesures, aussitôt redites par le chœur (non lento en si bémol majeur, à 4/4.
3. Chœur final d’actions de grâce, « Herr, wir trau’n auf deine Güte“ (con moto e vivace en mi bémol majeur, à 4/4) : la mélodie joyeuse (qui rappelle l’allegro assai n°3 du Psaume 42) est accom-pagnée par un dessin continu d’arpèges en croches, remarquable par le jeu d'appogiatures.